Billets de pimousse

Mardi 7 novembre 2006 2 07 /11 /2006 14:51

Un ptit coup de chapeau en passant...
A une automobiliste qui se trouvait dimanche dernier au carrefour "St Joseph" à Charleroi... Cette conductrice qui, savamment, a réussi à ne laisser que le quart d'un demi centimètre entre son pare-choc et celui de la voiture de devant afin que personne ne puisse s'intercaler devant elle...

Oui Madame, je vous dis bravo.  Grâce à cette attitude, plus personne n'avance... Ca permet de sympathiser avec les autres conducteurs, coincés au milieu de ce bouchon infernal.  Ca crée de la convivialité.  On se fait des petits signes sympathiques, dans une gestuelle alliant courtoisie et savoir-vivre.  Une mise à l'honneur des jolis petits noms d'oiseau... L'honneur... Un mot qui prend tout son sens quand il s'agit du troisième doigt de la main.

J'ai donc, grâce à vous, passé un excellent moment; en effet, quelle idée saugrenue que celle de laisser passer de temps en temps une voiture, histoire de désengorger les carrefours et que tout le monde avance un peu...  C'est vrai quoi, si on prend son véhicule, c'est pour ne pas aller plus vite qu'à pied, c'est bien connu !

Bravo donc madame, grâce à vous, la demi-heure passée dans ce carrefour fut un régal...  Et si la chance m'est donnée d'être sur un axe prioritaire engorgé la prochaine fois que je vous croise, soyez assurée que j'aurai pris bonne note de votre technique...  J'apprends vite... et je n'oublie jamais un visage !

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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 23:44
Tant que
la couleur
de
la peau
que celle
des yeux,
nous ne
connaîtrons
pas la
paix
(Haïlé Selassié)
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /2007 13:16
Merci Stéphane...
Je vous aurais bien gratifié d'un long billet vous narrant,
avec force détails, les nombreuses maladresses,
chutes et distractions dont je suis devenue,
à mon corps défendant, coutumière.
Mais, partant d'un principe bien connu qui dit :
"un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours",
mon très cher collègue et néanmoins ami,
a rendu, avec beaucoup de réalisme
en quelques traits de crayon,
un de mes grands moments de solitude.
Ce garçon, très créatif,
est particulièrement surdoué
quand il s'agit de se foutre de ma gueule
a donc croqué un instantané, un arrêt sur image,
en une planche humoristique que je vous livre ici.
Serais-je la muse qui l'amuse ? Sans doute voui !
Il faut dire, juste pour l'excuser un peu,
que ce charmant jeune homme se trouve
presque systématiquement à mes côtés
quand les éléments se déchaînent contre moi
et il a donc ainsi, devant les yeux, matière à sarcasmes,
une source intarissable,
continuellement renouvelable et,
semblerait-il,
inépuisable (bien qu'épuisée quelquefois!...épuisante souvent !).
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 13:15


Pour couper court
aux méchancetés
émises à propos
de ce… de cette…
enfin de …
comment dire ?…
de cette charmante personne…

J’aimerais préciser :

1. que toutes ces allégations
sont sans fondement 
J

2. que cette mademoiselle
a tout simplement voulu
assurer ses arrières
(re J )

3. qu’elle a probablement
un bon fond !
(re-re J )
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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /2007 10:16

Découvrez ci-après un petit texte issu d'un catalogue de voyages sur internet.  Si vous allez en Turquie, vous aurez la joie de profiter du "service de la gifle" ou bien encore du "générateur de pouvoir"...???
Probablement que ce petit texte de promotion a été rédigé par un turc et traduit par un turc vers le Français, utilisant un dictionnaire turc/coréen, puis retraduit avec un dictionnaire coréen/allemand... et enfin allemand/français...
Toujours est-il que, pour passer un bon moment, même si vous ne partez pas en vacances... rendez-vous sur le site icemtour... Un régal ...
http://www.icemtour.com/francais/hotels/pemar_beach_resort_side.html

Et merci Sylvie...
___________________________________________________________________________________

PEMAR BEACH RESORT SIDE HOTEL SIDE SIDE...
Pemar le Côté d'Hôtel de tourisme De plage a 535 pièces du total, 1300 lits du total, 4 suites du roi, 23 suites, 36 plus jeunes suites, 14 pièces suivies, 4 pièces handicapées. Mer, jardinez, les vues de montagne sont disponibles. Pemar Beach' condition de l'air du Central du Côté de l'Hôtel de tourisme et chauffer, jardinez, les tv coincent, pièce du jeu, rapport de l'internet, coiffeur, lessive, repassage, marché, magasin du cadeau, magasin des bijoux, 24 hrs partagent un logement service, générateur du pouvoir, soignez, baby sitter sur demande, se garer sans prix. Pemar Beach Côté d'Hôtel de tourisme téléphone du cadran Direct, minibar, boîte sûre, rapport de l'internet, tv du satellite, climatisation centrale, douche, baignoire, que les wc, séchoir, téléphonent à dans la salle de bains. Pemar Beach Côté d'Hôtel de tourisme piscine De plein air, piscine d'intérieur, la piscine d'enfants, que les enfants coupent,  centre de l'aptitude, aérobique, pingpong, que l'animation programme, tennis, volley de plage, basket-bail, la cour de récréation d'enfants, école plongeuse, parachute ascensionnel, banane, jet-ski, canoë. Pemar Beach Côté d'Hôtel de tourisme 1 pièce de réunion (250 maximum. capacité). joueur DVD, télévision, télécopie, climatisation, léger système. Plus grande capacité de pièce 250 paix, plus grand espace 200 m2. Pemar Beach Hôtel de tourisme Manavgat Latéral 24 kms, Alara 2 kms. Aéroport Antalya 90 kms. Ruines proches, au rivage de mer, autobus de navette sans prix, plage privée. Pemar Beach Côté d'Hôtel de tourisme Tout inclus, salon du petit déjeuner, cafétéria, barre de couloir, snack, barre de piscine, barre de plage, barre de la terrasse, barre de restaurant, service de la gifle Ouvert. 2 restaurants de plein air (1200 paix), 2 restaurants d'intérieur (1200 paix). Cuisine internationale, cuisine turque. Est-ce que Pemar échouent hôtel de tourisme Tepealty Mevkii 02en latéral?ehirManavgat 1 Antalya

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Vendredi 16 février 2007 5 16 /02 /2007 00:13
Le premier barbecue de la saison
Allez savoir pourquoi, les premiers rayons de soleil printanier coïncident toujours avec une envie irrépressible de barbecue. On invite les amis, on se précipite au supermarché, on ramasse du bois mort et on se réjouit d’avance à l’idée du festin qui se prépare et à la cure de luminothérapie qui fera le plus grand bien après ces longs mois d’hiver tristes et gris.

Un des premiers obstacles à franchir dans ces circonstances, après l’altercation que vous avez eue au supermarché avec cette pimbêche qui vous a dérobé le dernier paquet de brochettes encore en rayon, c’est l’allumage du barbecue. Les premières expériences vous laissent des traces indélébiles dans la mémoire. 

Souvenez-vous de votre premier feu, rappelez-vous que vous n’aviez réussi qu’à faire noircir les pages nécrologiques de votre journal, les restes du bois manifestant la plus mauvaise volonté à s’embraser. 

Après de très longues minutes de lutte acharnée entre vous et ces matières soi-disant inflammables, deux options sont possibles…Soit vous finissez au Centre des Grands Brûlés, soit, penché au-dessus de ce que vous envisagiez être un brasier et qui, en fait, se résume à un amas de branches fumantes et poussiéreuses, vous soufflez à vous rompre les artères, sans succès ! C’est à ce moment que vous entendez vaguement les commentaires caustiques des voisins, se demandant si votre volonté est réellement de faire un barbecue ou bien si vous les détestez à tel point que vous voulez les asphyxier. 

C’est souvent à l’heure des informations télévisées que vous pestez le plus, car vous entendez que des hectares de forêt sont chaque jour détruits par des feux, nés d’une simple négligence. Pourquoi ce satané barbecue met-il autant de mauvaise volonté à s’enflammer ? Vous essayez quand même, malgré tout, de jeter un mégot mal éteint sur les bois récalcitrants au cas où mais vous n’y croyez guère… Ca ne fonctionne que dans les forêts du sud ces trucs-là !

Et ce qui s’annonçait comme une soirée sympathique entre copains dégénère en cauchemar… Les invités tentent de vous venir en aide avec des conseils plus contradictoires les uns que les autres, certains vous disent qu’il y a trop de bois, d’autres pas assez, d’autres encore que vous devez tout recommencer depuis le début, ou bien qu’il convient de sortir le grill électrique,… ou bien vous observent du coin de l’œil, apéritif à la main, et se renseignent discrètement sur la présence d’un snack dans le quartier. Les pires étant ceux qui vous assomment de blagues moyennement rigolotes, vous conseillant d’enfiler une tenue d’indien afin de rendre les signaux de fumées encore plus pittoresques.  

Bref, vous finissez invariablement par avoir les nerfs qui lâchent et l’envie de foutre tout ce beau monde hors de chez vous. Quelquefois même, vous regrettez l’hiver…

Quand, par miracle, vous parvenez à obtenir un feu convenable, il n’est jamais suffisant pour cuire la viande pour tous les invités, et les derniers morceaux sont souvent plus proches du carpaccio que de la grillade.

Très régulièrement aussi, le temps se gâte au moment même où vous avez réussi, avec force persévérance, à obtenir des flammes... euh… des flammèches ! Des trombes d’eau s’abattent alors sur votre festin et cesseront inévitablement dès l’instant où tout le matériel aura été rapatrié à l’intérieur et où vous aurez, tant bien que mal, fini la cuisson, la fourchette à deux dents dans une main et le parapluie dans l’autre, luttant péniblement contre les éléments déchaînés. Non non, j’exagère à peine.

Dans le cadre des événements indésirables qui se succèdent souvent avec frénésie dans ce genre de réception, il y a, et la liste ne sera certainement pas exhaustive, la merguez qui vous crache un jus bouillant à la figure chaque fois que vous approchez la fourchette, le pique-brochette métallique chauffé à blanc qui vous laissera des marques sur la peau pendant longtemps (notez que ces marques sont très utiles pour la traçabilité de la viande…), les guêpes qui tournent autour du plat et que vous chassez inutilement avec votre grande fourchette, mettant en péril l’intégrité physique de vos invités, etc, etc…  Enfin, je laisse place à vos souvenirs pour alimenter cette liste à votre gré.

Mais les choses finissent toujours par s’arranger et quand, enfin, tous vos invités ont repris la route, vous restez quelques instants immobile et perplexe devant le capharnaüm laissé par toute cette troupe, les assiettes garnies de reliefs de côtes d’agneau, les taches de vin sur la nappe et le nombre incalculable de bouteilles vides. Et là, vous passez mentalement en revue chacun des convives en vous disant que pourtant, ce sont des gens assez bien élevés et vous vous demandez comment ces invités, qui sont vos amis, ont pu faire pour laisser votre jardin dans un tel état de délabrement !... Un essaim de sauterelles affamées n’aurait pas fait mieux.  Même que si vous avez un peu de chance, vous saurez que certains ont eu quelques désagréments digestifs à cause du mélange viande-alcool, vous en aurez d’ailleurs la preuve dans les toilettes, et même peut-être, dans un recoin du jardin. 

Toujours est-il qu’au terme de cette soirée, vous vous jurez de ne plus jamais vous lancer dans une telle aventure. Les barbecues, chez les autres, c’est tellement plus gai ! 

Donc, quand vous entendez à la radio, dans les journaux, que les premiers rayons de soleil sont dangereux à la santé… un conseil amical… croyez-le et si l’envie d’un barbecue vous taraude, attendez qu’on vous invite !
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Lundi 26 février 2007 1 26 /02 /2007 15:00
LE  MONDE
NE  SERA PAS
DETRUIT
PAR CEUX
QUI  FONT  LE MAL  MAIS PAR  CEUX
QUI  REGARDENT
SANS
RIEN
FAIRE
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 07:19
On peut avoir l’esprit critique et, malgré tout, se laisser berner par des techniques de vente qui créent de nouvelles de nouvelles nécessités.  Ne vous arrive-t-il jamais de vous laisser convaincre de l’absolue nécessité d’un produit, par ailleurs, tout à fait inutile… Inutile, donc, indispensable ( ?)
 
Je pourrais citer des dizaines d’exemples d’achats dont la seule motivation réside dans la présentation du produit. Une belle photo sur un tube de crotte, et hop, je  passe à la caisse. Ceci dit, que celui qui n’a jamais acheté un produit juste parce que «ça à l’air bon»  me jette le premier m&m’s… !!
 
Par contre, j’ai un terrible contentieux avec les produits bio. J’ai souvent très envie de me laisser tenter mais ça n’entre pas dans le cadre de mes aspirations de consommatrice. Et dieu sait que mes aspirations de consommatrice sont basiques… Si vous voyiez les infamies que je peux acheter quelquefois !!!

Bref, le rayon bio me rend, sinon agacée, au moins perplexe. Je m’interroge. Ces produits véhiculent une image reflétant la bonne santé, les produits naturels, les produits sains, le bien-être … De là à penser en termes d’écologie et de protection de la nature, il n’y a qu’un pas à franchir. Et je le franchirais volontiers si ces produits, en même temps qu’ils sont fabriqués dans des conditions sanitaires qu’on nous assure être optimales, ne se présentaient pas dans des conditionnements gigantesques. 
Si vous achetez un steak bio de cent grammes, il est emballé dans une barquette en polystyrène expansé hyper polluant et pouvant contenir un poulet de 5 kilos qui, vivant, aurait encore de la place pour danser un quadrille avec toute sa famille ! 
 
Donc, comme je vous le disais… je m’interroge… Volonté de faire diminuer le trou dans les caisses de mutuelle en protégeant la santé des consommateurs ou traditionnelle technique commerciale qui se fout éperdument de notre équilibre alimentaire mais se préoccupe très minutieusement de l’équilibre budgétaire de leur portefeuille déjà bien dodu ?

Parce qu’il n’y a pas que les barquettes qui sont disproportionnées… il y a aussi les prix. Ces produits ne sont pas à la portée de toutes les bourses.
La santé serait donc sélective, selon le niveau social des consommateurs…

Le calcul est vite fait… Suffit de comparer. Vous allez au snack du coin et commandez une mitraillette brochette avec un coca. Ensuite, vous allez au supermarché, et prenez de quoi vous faire le même plat, en version bio. Pain bio, frites avec pommes de terre bio, viande bio… et pour le coca bio… euh… vous vous démerdez. Au résultat, si vous avez des petits moyens… vous filez direct au snack !
 
Après les tentations visuelles et les produits bio, on va aborder les tentations scientifiques. On titille juste là où ça fait peur. Pour ce faire, je vous propose une petite promenade dans le rayon des produits laitiers, lequel vous laisse à penser quelquefois que vous êtes dans une pharmacie. J’y ai trouvé matière à réflexion, au hasard de mes pérégrinations les après-midi de canicule (oui, ces jours-là, comme le cochon traque la truffe, je traque le frais…). Ainsi, nous avons le « lactobacillus casei immunitas », le « bifidus actiregularis » ou encore les « stérols végétaux ». Ces ingrédients, sans doute découverts dans le plus grand secret en laboratoire, sont censés nous faire garder la pleine forme. Le nom de ces ingrédients est soigneusement étudié pour nous donner l’impression que ces aliments, en plus de nous nourrir, vont nous soigner. La plupart du temps, on ne comprend pas un traître mot de ce qu’on lit, mais comme c’est « scientifique », ça ne peut que nous faire le plus grand bien. « Immunitas », « actiregularis », toujours le petit mot qui fait mouche. Pourtant, je me demande si un seul client de n’importe quel supermarché peut donner la définition du stérol et le rôle du lactobacillus. J’ai personnellement longtemps cru que le bifidus était un petit saucisson fumé version latin, mais l’association avec le yogourt ne collait pas très bien …
 
 Je ne dis pas que ces ingrédients sont inefficaces, au contraire, et je vous conseille un petit saut sur Google pour vous renseigner sur les stérols et autre lacto-machinschtroumpf. C’était juste une réflexion qui m’amène à la conclusion qu’aujourd’hui, au lieu de nous vendre les vertus gustatives, on nous vend les vertus curatives.
Et je n’ai évoqué que certains produits alimentaires, je vous ai épargné la lotion pour le corps à la « lipo-caféine déstockante »…
 
Alors, franchement, entre les lessives qui offrent un blanc qu’on ne connaissait pas, les aliments qui soignent, les crèmes et lotions qui déstockent la graisse, les fraises en hiver et les œufs en tube,… il faut pouvoir garder le cap et faire preuve de self-control dans les rayons des supermarchés pour éviter de s’évanouir quand le couperet tombe sous la voix suave de la caissière.
 
En tout état de cause, ce qui serait pas mal, ce serait qu’on nous informe mieux et, surtout, qu'on arrête de nous raconter des salades (bio ou pas). 
Le réel... parce que je le vaux bien ! (Oui, je sais, elle n’est pas terrible mais elle était impulsive… comme certains de mes achats…)
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 07:23
Nous entrons ici dans un monde tout particulier. Celui des foires commerciales et, plus particulièrement, des salons de tourisme… Encore plus particulièrement, le salon du tourisme de Charleroi. J’y étais l’autre week-end dans le cadre de mon travail pour y promouvoir les attraits touristiques de la ville… de Charleroi.
 
Rien de bien dramatique en soi me direz-vous. Mais laissez moi vous expliquer.
 
Le mot clef pour commencer à comprendre la douleur endurée pendant un week-end complet, c’est le mot « Charleroi ». Ca doit être la seule ville au monde dont les plus mauvais ambassadeurs sont les habitants eux-mêmes. Partout ailleurs, il semblerait qu’il y ait une espèce de fierté d’appartenance à une ville, ici c’est l’exact contraire. Vous voulez une critique de Charleroi ? Demandez à un Carolo !
Quand il passe devant le stand qui fait la promotion de sa ville, le Carolo est, soit mort de rire, soit insultant, à tout le moins désagréable. En règle générale, il ne connaît pas un seul endroit touristique et n’est jamais entré dans le moindre musée.
 
Mais revenons-en à cette foire de tourisme. L’intérêt primordial se situe d’un point de vue ethnologique. Le sens de l’observation devient alors une qualité essentielle pour que le temps passe plus vite. Ce public possède des caractéristiques communes tout en gardant des singularités. 
 
Ainsi, on rencontre beaucoup d’édentés… Allez savoir pourquoi. Une carence en dentistes ? Une propension régionale à la carie ? Une mode ?
Certains aux coiffures et aux tenues vestimentaires très improbables.
Il y a les ramasseurs de papier qui, prévoyants, viennent complètement équipés avec sac à dos, ou mieux, le caddy à roulettes.
Il y a les mamys dont il semblerait que cette foire soit la seule occasion de sortir et se sont mises sur leur 31, vêtements du dimanche et mise en plis de rigueur.
 
On retrouve aussi souvent la petite famille qui a préparé sa sortie avec la précision d’un horloger suisse et qui débarque, avec pique nique et lange de rechange et semble prendre un plaisir démesuré à slalomer dans les allées avec la poussette du petit dernier. Quelquefois même, on dirait qu’il y ait une espèce de concours entre conducteurs de poussettes. Je pense que le gagnant est celui qui aura au mieux réussi à rendre la circulation entre les stands la plus impossible qu’il soit.
 
Quoi d’autre ? Les intellectuels (ou pseudo tels) qui semblent s’intéresser à votre produit mais qui, en fin de compte, ne sont là que pour vous pomper l’air pendant des heures à étaler une culture qu’ils pensent être au-dessus de celle des autres.
 
Je pense que le pire, c’est le rigolo de service. Et ceci est inhérent à Charleroi. Il passe devant le stand avec un rictus ironique, se réjouissant à l’avance de l’effet de sa petite plaisanterie. Il s’arrête, se plante devant vous et vous sort une tonitruante tirade qui, en substance, vous demande si vous organisez des visites guidées de la prison de Jamioulx et si les édiles communaux qui y ont fait un séjour aiment les oranges. Ce sont les mêmes qui vous demandent ce qu’on peut bien promouvoir comme tourisme à Charleroi mais n’écoutent de toutes façons pas la réponse, sûrs qu’ils sont du grand vide culturel de la région. Ce sont eux aussi qui, devant votre agacement, finissent par s’emporter en disant que c’est scandaleux d’utiliser leurs impôts pour nous payer à promouvoir une ville qui n’a aucun intérêt… « Du tourisme ??? A Charleroi ???? Mwarf mwarf mwarf… ». Le seul moyen vraiment efficace de les rendre soudain muets est de leur demander leur avis sur tel ou tel musée, château, église, œuvre d’art, artiste local. C’est alors qu’on voit passer dans leurs yeux le grand vide qu’ils attribuaient quelques instants plus tôt à la région.
 
Dans la série des visiteurs typiques, il y a aussi les gens qui se sont équipés de talkie-walkie, histoire de rester en communication ; le biker égaré, moustachu, cheveux longs et cuir à franges ; le râleur qui vient vous agresser parce que la ville est sale… celui-là, il suffit de regarder la couleur improbable de ses ongles pour savoir pourquoi cette ville est sale…
 
Je ne compte pas non plus le nombre de personnes pour qui le mot Charleroi est synonyme de délinquance, agressions, vols de voiture, et qui craignent le voyage « parce qu’il paraît que c’est dangereux… ils l’ont dit à la radio »… 
Moi aussi on m’a volé la voiture, moi aussi j’ai entendu des insultes, rencontré des délinquants, mais ce n’était pas systématiquement ici… Les risques, on les court partout, dans toutes les villes… Et ça aussi, on le lit dans les journaux.  Mais c’est tellement plus facile de croire que ça ne se passe qu'à Charleroi…
 
Après les visiteurs, il y a l’atmosphère de ces foires. Avec un peu de chance, vous pouvez vous retrouver sur un stand situé juste à mi-chemin entre celui du Maroc qui vend du couscous, celui de Savoie et sa tartiflette et celui d’Alsace avec sa choucroute. Chacun séparément dégageant des arômes appétissants mais qui, tous mélangés vous provoquent plus facilement la nausée que l’envie de manger. Le tout dans un brouhaha frôlant le seuil de tolérance et dans une chaleur d’étable… je veux dire humaine…
 
Dimanche, 19h !... C’est la quille ! Reprendre la voiture et enfin rentrer… Tiens ? Des bris de vitres… Un carreau cassé… l'auto-radio disparu… Mais qu’est-ce que c’est que cette ville de m… ? 
Par Pimousse - Publié dans : Billets de pimousse
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 14:33
Depuis le début de ce mois, j'ai pas mal posté de photos sur
Voici donc de quoi vous mettre l'eau à la bouche... ???
J'attends vos commentaires enthousiastes !!!!!

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Par Pimousse - Publié dans : Billets de pimousse
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