Il y a quelques semaines, une opération menée par La Nouvelle Gazette et Bel RTL a vu le jour.
Cette opération "Fier d'être Carolo", vise à donner à la Ville de Charleroi une chance de casser
cette image négative qui la poursuit.
Une charte a été rédigée.
Elle peut être signée par tout le monde, que l'on soit né à Charleroi, que l'on y vive, que l'on y travaille, qu'on y ait des amis ou de la famille,...
Il est possible de signer cette charte sur le site
"Fier d'être Carolo"
s'engageant ainsi à redorer l'image de cette ville trop souvent malmenée.
Ce site reprend aussi d'autres rubriques, des infos, des discussions, des sujets divers.
Je voulais relayer cette information parce qu'effectivement, y en a un peu marre de recevoir sans arrêt des critiques, le plus souvent injustifiées, et, qui plus est, émanant de personnes
qui n'ont jamais mis un pied dans cette ville.
Voici la fameuse charte...
Je voudrais donner quelques réponses aux gens qui nous accostent, mes collègues et moi, lorsque nous participons
à des salons de tourisme pour faire la promotion de notre ville.
A ceux qui nous disent que Charleroi est une ville sale,
je leur dirai de cesser de jeter leur détritus ailleurs que dans les centaines de poubelles mises à disposition en ville.
A ceux qui disent que Charleroi est une ville moche,
je leur dirai de regarder ailleurs que dans un miroir.
(bon ok, là, c'est de la méchanceté gratuite... mais pour une fois, ...)
A ceux qui disent qu'il n'y a rien à voir à Charleroi,
je leur demanderai me citer les noms de 5 musées, 3 châteaux, 1 bâtiment classé et je leur demanderai de me dire dans quel coin de la ville se trouve la plus grande mosaïque de verre
d'Europe.
Si ils peuvent répondre à tout cela, j'accepterai leur avis négatif sur la ville.
A ceux qui nous disent qu'il est scandaleux de payer nos salaires pour faire la promotion de Charleroi,
je ne répondrai rien... parce finalement, devant la bêtise pur jus... Vaut mieux se taire.
Et puis, le but de cet article n'est pas de faire de procès ou de remuer des rancoeurs mais de positiver et de relayer cette initiative "Fier d'être Carolo".
Personnellement, je n'aurais peut-être pas employé le mot "fierté"... parce que je ne suis pas spécialement fière... Je ne suis pas honteuse non plus. Je suis née dans une ville, j'y
ai grandi (enfin, un peu...), j'y ai des amis, de la famille, un travail. C'est une ville comme une autre, quelquefois belle, quelquefois moins. Je m'y plais. Je m'y sens
bien. Je ne me suis jamais fait agresser. j'ai bien eu quelques soucis de vols de voiture mais qui,habitant d'une grande ville, n'en a jamais eu ?
Je pense vraiment qu'il faut arrêter de nous gonfler avec "Charleroi ceci" ou "Charleroi cela". Il est facile d'enfoncer le clou et de dire que tout va mal ici. Ca permet aux autres
villes d'avoir la paix. Ceci dit, s'il n'est pas conseillé de se promener à pied, seul, la nuit dans certains quartiers, il en va de même à Bruxelles, Liège, Paris ou Madrid...
Je profite aussi de l'occasion pour ressortir quelques photos de mes archives.
Certaines ont déjà été postées sur ce blog mais c'est l'occasion pour moi de montrer, photos à l'appui, que Charleroi n'est pas moche, que Charleroi n'est pas insalubre, que Charleroi est une
ville comme une autre, avec ses défauts, ses qualités, ses particularités, ses beautés, ses richesses...
La place Charles II, centre historique avec l'hôtel de ville, oeuvre art-déco de 1936
Vue d'un terril de Roux... Les terrils sont mon petit péché mignon. J'adore m'y promener. Ces terrils, entièrement créés par l'industrie houillère, sont aujourd'hui devenus des zones naturelles extrêmement riches. Sur ces tas de déchêts miniers, sur ces terres qu'on croyait à tout jamais stériles, on a vu y pousser une végétation abondante et une faune inconnue dans nos régions s'y est insstallée.
Notre Maison du Tourisme, où chacun peut trouver le renseignement touristique qu'il cherche, 7/7j
La "Basilique" Saint-Christophe et sa mosaïque de verre.
Une oeuvre de plus de 200m² composée de millions de petits carrés de verre coloré ou recouvert d'une feuille d'or.
Elle représente "l'Apocalypse selon Saint-Jean" et a été réalisée à Venise,
d'après les dessins d'un artiste carolo, en 1957.
Au coeur de la ville, un des deux lions gardant le Palais de Justice.
Le Village de Noël, sur la place Charles II
avec, en arrière plan, la façade de la Basilique Saint-Christophe.
Un détail de la façade de l'hôtel
de ville,
avec ses colonnes d'inspiration classique et son style résolument Art-Déco dans les bas-relief et le campanile
L'intérieur de l'hôtel de ville, avec l'escalier monumental, les marbres, les bronzes, les luminaires...
Les ruines de l'abbaye d'Aulne, un peu en dehors de la ville mais en région carolorégienne.
Une vue "fin du jour" au sommet du Terril des Hiercheuses, à Marcinelle...
Encore une vue depuis le terril de Marcinelle, le soir du nouvel an de cette année...
Tout en lumière... Moche ? Vous avez dit moche ?
Une vue sur les usines de Marchienne.
Le Château de Monceau... Un
bijou du XVIIe siècle entouré d'un parc dessiné par Lenôtre.
Une vue sur les usines de Marchienne. Si les usines sont aujourd'hui l'argumentation première des détracteurs de Charleroi, il faut remettre un peu les
pendules à l'heure. Ces usines ont donné du travail à des centaines de familles. Elles font partie de notre notre décor. Je leur trouve une beauté certaine. Et
même si elles sont génératrices de pollution, personne ne peut nier qu'elles font partie de notre patrimoine.
Le kiosque à musique dans le Parc
Reine Astrid...
Un des derniers survivants de ces petits édifices qui jalonnaient les parcs et les places au début du XXe siècle.
Le charbonnage du Bois du Cazier, aujourd'hui réaffecté en musée.

Les rives de la Sambre, une nuit d'été...
Lucky Luke dans le parc Reine Astrid.
Charleroi un est berceau de la Bande dessinée.
Certains boulevards sont agrémentés de statues représentant les personnages de ce qu'on a appelé "l'école de Marcinelle"
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