Je ronchonne !!!!!

Jeudi 12 juillet 2007

 

Je lance une nouvelle rubrique : "Je ronchonne"…
Je pense que ça va me faire un bien fou… à défaut de pouvoir faire un don de neurones pour tous les cons de la terre.
 
Aujourd'hui… Tuer ses voisins !
Quelquefois, souvent, une question m'effleure l'esprit. Une question d'enfant, une question bête, une question pourtant à laquelle personne n'a jamais pu répondre avec beaucoup de certitude… Pourquoi la guerre ? C'est idiot hein comme question ? Oui peut-être… Pourtant, il me semble avoir trouvé un semblant de réponse. En fait non, pas un semblant de réponse, mais une formulation de la vraie question. A savoir : comment s'étonner de l'existence des guerres, quand déjà, dans une famille, en voiture, dans un quartier, avec ses voisins, les passants, les autres automobilistes, on ne parvient pas à garder un semblant de politesse, de calme, de bienveillance, de tolérance, de respect, d'humanité ?
 
 
Vous sentez venir l'exemple concret non ? Celui qui motive ma colère … Vous avez raison… Attendez une seconde, je mets une note dans mon agenda avant d'oublier… [note pour demain : ne pas oublier de trucider la voisine]… Voilà, je suis à vous.
 
 
Donc, je disais, il y a des gens qui meurent, des gens qui souffrent, des gens malades, des gens seuls, des gens qui ont faim, des innocents en prison, des malfaiteurs en liberté, des enfants maltraités, enfin, un million de possibilités d'occuper son temps en bénévolat quand on s'ennuie… Et bien, malgré cela, certains de nos congénères –âgés souvent- qui s'ennuient et dont le passe-temps rouflaquette favori consiste à faire chier le monde. Une activité comme une autre, me direz-vous et qui pourrait quelquefois trouver grâce à mes yeux si elle ne se faisait pas de manière si lâche.
 
 
Je pose le décor. Une maison dans une rue à la sécurité improbable. Une faune passante que j’associe volontiers à la période néanderthalienne. Une maison pourtant fort agréable dès l'instant où l'on referme la porte d'entrée. Un chez-moi bichonné, au jardinet arboré et dans laquelle les invités se sentent bien. Bref, une maison qui gagnerait à aller habiter ailleurs. Ceci étant, force m'est d'avouer la présence de 5 pissenlits et de quelques menues fleurettes que certains qualifieront d'indésirables devant la façade.
 
 
A côté, une maison du même type, mêmes dimensions, même jardinet. Trois différences cependant : l'occupante est vieille, aigrie et s'emm… à du 200km/h, la déco aux fenêtres est typée propret mais moche et, troisième différence de taille, pas un brin d'herbe ne dépasse des joints défectueux du trottoir.
 
 
L'autre matin, un document officiel dans ma boîte aux lettres.
"Police communale de Charleroi, bla bla bla… en vertu de l’alinéa XY de l’article WC de la loi de je ne sais plus quand, le propriétaire, locataire ou occupant d’un immeuble est tenu de garder son trottoir et sa rigole en bon père de famille et d’y enlever détritus, mauvaises herbes,… Vous avez 5 jours à dater de la présente pour remédier au problème sans quoi nous serons, conformément à la loi,… " Je ne me rappelle plus trop bien de la suite qui me sera infligée étant donné que ledit document a opéré un triple salto arrière direction la poubelle.
 
 
Je n'aime pas déranger… comme je n'aime pas être dérangée -bien que quelquefois, on me dit un peu dérangée mais c'est un autre sujet-. Ce qui me fait bondir dans cette histoire, ce n'est pas que ces mauvaises herbes dérangent. Ni qu'on me le fasse savoir. Non, je vous le dis, je n'aime pas déranger. Et depuis que je suis en âge d'avoir du caractère, je suis "la-gentille-Gi-qui-sourit-toujours-et-bla-bla-bla", je n'ai jamais frappé personne, ni mordu, ni tranché, ni rien de tout ça -même si quelquefois, c'est pas l'envie qui manque-.
 
 
Ce qui m'enrage au dernier degré, c'est la façon d'agir. Si on vient chez moi, et qu'on me dit gentiment que ce serait bien que j'enlève ces herbes, je vous garantis qu'elles auront disparu dans l'heure.
Mais c'est trop demander, et puis, c'est moins drôle, et plus risqué. On préfère appeler directement le commissariat de police pour déranger un agent de quartier, qui va devoir rédiger son document, puis sans doute faire un rapport, etc… à une époque où le personnel de la police est surchargé par manque d'effectifs. Agent de quartier qui, probablement, n'en a absolument rien à secouer de mes mauvaises herbes !
 
 
Le même cas de figure s'était présenté il y a quelques temps, quand j'hébergeais un chienchien qui aboyait un peu trop au goût du voisinage. On ne m'a pas non plus interpellée directement, non, bien sûr, on m'a courageusement glissé une lettre anonyme dans la boîte, m'annonçant que plainte avait été déposée au commissariat.
 
 
Voilà, on n'a pas assez de c…. pour parler franchement, on prend son téléphone et on appelle les flics, pour des broutilles. On fait chier le monde pour mes deux brins d'herbe alors que cette rue est pourrie, qu’une des habitations est quasi insalubre, aux sacs poubelles traînant pendant des semaines dehors; une rue dans laquelle les clients du night shop jettent leurs cannettes de bière vides…  Bien évidemment, on ne s'en prendra pas à ces gens à la mine patibulaire, dont les poings se déclenchent plus vite que le sourire. Trop dangereux. Par contre, la ptite dame d'à côté, ça oui, on peut l'emmerder, anonymement, même si elle sait qui est l'instigateur de ces petits agacements… elle n’a pas de preuves, on peut toujours nier et puis, elle a pas l'air bien méchante !
 
 
Bon, selon le document de police, j'avais 5 jours pour m'occuper de mon trottoir en "bon père de famille" … Est-ce que j'ai une tête de bon père de famille ? Pfff… Ké expression débile...  Bref, les 5 jours sont déjà écoulés… J'attends encore un peu… j'attends qu'on vienne me passer les menottes…
 
 
Je vous laisse, je vais chercher du produit de dératisation… Hein ? Non non, j'ai pas de rats chez moi… mais il y en a un(e) qui habite tout près… 
 

 

Par Pimousse
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mardi 31 juillet 2007

Je vous ai raconté l'autre jour mes démêlés avec le voisinage sympathique ...
Voici une suite qui me laisse encore pantoise.


J'ai, au fond de mon jardin, une petite zone à compost.  Et cela faisait un bout de temps que Jieffe me disait que le tas augmentait plus que nous ne l'alimentions.  Comme il y a un petit parc privé derrière mon jardin, je supposais que ça venait de là.  Je pensais prochainement aller en parler au propriétaire dudit parc afin de tirer cela gentiment au clair.

 

L'autre soir, Jieffe revient du jardin en me disant...
"Je crois que je sais qui dépose des branches sur ton tas de compost"...
Moi : Ah bon ?  Qui donc ?
Jieffe : la vieille d'à côté !
Moi : Kouuuuuaaaahhhhh ? 


Je sors, je l'observe.  Elle coupe quelques branches, quelques feuilles...  et se dirige, en effet, vers MON compost.   A son retour, je l'interpelle :
Moi : Vous jetez vos déchets dans mon jardin ?
Elle (avec une candeur désarmante et le hochement de tête d'un enfant pris en faute) : oui...
Moi : et pourquoi ?
Elle : C'est pas grand chose, et puis, ça va se tasser très vite !...
Moi : Mais ce n'est pas un compost public ici !!!!!   Je n'aurais jamais l'idée de déposer mes branches dans votre jardin !
Elle : Bon, je ne  le ferai plus... mais c'est pas grand chose...
Moi (ne trouvant rien à redire devant son naturel) : Merci !

 

Comme je vous le racontais dernièrement, on appelle la police pour les mauvaises herbes devant la façade et d'un autre côté, on n'hésite pas à virer ses détritus chez moi.
Je crois comprendre son cheminement cérébral...  Mon jardin est, disons, plus "sauvage" que le sien... et donc, elle se dit que ce n'est pas grave d'en rajouter une couche puisque, de toutes façons, chez elle, ça fera "désordre"...

 

Je n'en reviens pas encore...

Par Pimousse
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Jeudi 9 août 2007

PITIN
DE
TEMPS
!!!!!!!!!!!!

 

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

 Marre et marre et fait ch...

 

Par Pimousse
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 6 juin 2008

DECUE!!!
Je suis déçue...

Au départ, on a une bonne idée :
A l'instar de Christo, qui emballe et décore des sites naturels et des monuments,
une association développe l'idée de transfigurer les terrils de Charleroi,
l'espace de quelques semaines.

Je trouve l'idée géniale...
Le génie s'arrêtera à l'idée parce qu'au résultat,
pffffff, voyez plutôt ...


Tout d'abord, l'affiche :
Sans vouloir critiquer pour critiquer... 
Cette affiche, elle ne donne pas envie d'être lue.

Photobucket
D'abord, elle est illisible...  Le texte s'imbrique avec le fond...  On ne comprend pas !
Ensuite... :
Pics : Qu'est ce que c'est "Pics" ?
Une première biennale de Land Art" : Qu'est ce que c'est "Land art" ?
Du 23 mai au 25 juillet 2008 : oui mais où ? 
Quels terrils sont décorés ?  D'où peut-on les voir ?

Ca, c'est juste pour la partie "promotion" de l'événement...
Là où ça coince vraiment, c'est dans la réalisation du projet.



5 terrils ont été "sélectionnés" pour servir de support à l'imagination
de 5 artistes belges et français. 
Ces décors sont prévus pour être vus depuis les axes routiers.
Jusque là, de nouveau, je ne trouve rien à y redire dans l'absolu.

Sauf que :

Le premier terril
(C'est le "mien", celui que j'escalade depuis des années,
qui vient d'être vendu et qu'on y a mis des barrières...
et que ça me déchire les tripes...
que c'était MON bossu et que PERSONNE n'avait le droit
de me le prendre et de m'interdire d'y grimper !)
Bref, je m'égare, le premier terril pour cet événement "land art", c'est donc le


Terril des Hiercheuses à Marcinelle
thème de la déco : "capteurs hybrides"
Ce sont 150 plaquettes couleur vert pomme sur le flanc nu du terril. 
Des espèces de feuilles représentant le cycle de vie :
naissance, croissance et décomposition.

De près, ça donne ça :
Photobucket
crédit photo : asbl rafale

Mais c'est interdit d'aller tout près, donc,
vu depuis la route, ça donne ça :
Photobucket.

Et au téléobjectif, au mieux, ça donne ça :
Photobucket
En dehors du fait que, de loin, on ne distingue que des taches vertes bizarres...  Il faut savoir que c'est visible surtout depuis un tronçon de sortie d'autoroute...  S'il n'y a pas d'accident à cet endroit, ça tiendra du miracle.
C'est d'autant plus dommage que l'artiste qui a conçu ce projet est exposé, pour d'autres oeuvres, au Musée des Beaux-Arts et franchement, j'adore ce qu'il fait.


Le deuxième terril, c'est
le Terril Bayemont à Marchienne
Je vous avais proposé quelques clichés depuis ce terril ICI
Thème de la déco : "Entre ciel et terre"
Ce sont des lignes blanches dessinées au sol et représentant les constellations visibles depuis Charleroi pendant l'été.
De près, ça donne des lignes blanches
Depuis les routes, c'est invisible car ce terril est plat et donc, le sommet est impossible à voir depuis le sol...
Depuis un hélico ou depuis un ulm, peut-être ça peut être sympa... Quel intérêt ?
Depuis le ciel, ça donne ça :
Photobucket
crédit photo : g.deviron@balloide-photo.com


Le troisième,
le terril des Hauchies, à Marcinelle
Thème de la déco : "En attendant la récolte"
Une toile de récolte triangulaire de 2500m² de couleur orange petant, déroulée depuis le sommet jusqu'au pied du terril.

Bon, ici, on aime ou on n'aime pas... 
Je n'ai rien d'autre à dire. 
Perso, je trouve que c'est un peu "juste"...
  Pas très impressionnant en somme.
Photobucket

Photobucket


Le quatrième,
le terril Sacré-Français à Lodelinsart
Thème de la déco : "Les veilleuses de Lodelinsart"
Des moutons, dans un enclos, équipés d'ampoules solaires autour du cou... La nuit, on aperçoit les lumières se déplaçant.
Je ne suis pas sûre que les concepteurs accepteraient de passer plusieurs nuits avec une grosse ampoule lumineuse autour du cou.  Pauvres bêtes ! (les moutons, bien sûr)
Anecdote : l'enclos a été vandalisé et les moutons se sont barrés partout dans les rues.
On n'a pas renouvelé l'expérience... Tant mieux pour les moutons !
(je me gausse, comme dirait Maître Cappello)


Le cinquième, (j'ai gardé le meilleur pour la fin),
le terril des Piges à Dampremy
Thème de la déco : "Terre nourricière"
Un sein rose de 300 kilos déposé par hélicoptère au sommet du terril...
Ce terril abrite une flore rare... 
Y déposer un téton de 300 kilos condamne les plantes qui y poussent. 
D'un point de vue écologique, c'est très très limite je trouve.
Dans le dossier de presse, on peut lire : "du passé nourricier, cette terre renaîtra".
A-t-on seulement pensé que plutôt que de faire "renaître", l'idéal serait de ne pas "condamner" dès le départ ?
En plus, il va sans dire que, comme les autres décorations, ce mamelon, vu du sol, ne ressemble à rien et n'évoque rien à personne.

Pour preuve :
Photobucket
A la limite, avec ce drapeau allemand...
Ca me fait juste penser à un jeu de mot débile...
"Un téton pour les Teutons"...

Et au téléobjectif... pas mieux :
Photobucket



Il y a quelques semaines, je signais la charte "Fier d'être Carolo" et je suis sincèrement convaincue qu'il y a un potentiel extraordinaire dans la région.  Les terrils font partie de ce potentiel.  Ce sont des endroits magnifiques, où des plantes rares se sont installées, où une faune jusqu'alors inconnue dans nos régions a trouvé refuge.  Des montagnes artificielles au sol qu'on a cru longtemps stérile, aujourd'hui devenues des zones vertes d'un intérêt écologique important et au biotope extrêmement diversifié.

En écrivant cet article, je ne renonce pas à cette charte; au contraire.
Je suis juste déçue.  Ce projet était génial et il a capoté en cours de route. 

Les sites des artistes concernés :
dimitri.xenakis.free.fr
www.stephanvee.cjb.net
www.anniebrasseur.be
www.jpbrazs.com
je n'ai pas trouvé le site du dernier artiste.  Il ne le reprennent pas dans le dossier de presse.
Je tiens à dire que ce sont, par ailleurs, des artistes de talent.


Ce festival faisant référence à Christo,
je vous propose deux clichés, histoire de permettre la comparaison.
Voici deux oeuvres de Christo : l'emballage du Pont-Neuf à Paris et
celui du Reichstag à Berlin.
Photobucket

Photobucket
Sans vouloir avoir ce genre d'oeuvre ici,
n'y avait-il pas moyen de faire mieux ?



Par Pimousse
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Mercredi 7 octobre 2009

-  C'est pour une coupe…

-  Bien, installez-vous, je vous apporte des modèles pour choisir la coupe.

-  Ca ira, j'ai une photo de ce que je veux

-  Je vous les apporte quand même, vous pourrez ainsi choisir

-  Non merci, je vous dis que j'ai déjà la photo de ce que je veux.

Elle part, non sans m'avoir quand même apporté ces magazines (pugnace la dame !)…

Quelques minutes plus tard, une autre arrive.


-  Bonjour ! Vous savez déjà quelle coupe vous voulez ?

-  …….. oui ! Tenez, voici la photo…

-  (air incrédule) Han… mais c'est très court !

-  oui je sais.

-  c'est ce que vous voulez ?

-  oui ! (en pensée : non, j'ai imprimé la photo juste en souvenir pour garder dans mon portefeuille)

-  Bien

Elle chipote mon crâne… longuement….


-  vous les avez lavé quand ?….

-  Euh… on est mardi…. C'était dimanche !

-  (air consterné) ils graissent vite vos cheveux !?…

-  c'est à cause de la cire capillaire (en pensée : Mais tu sais ce qu'ils te disent mes cheveux gras, pétasse ?)

Elle t'enfile la très fashion cape blanche qui te fait ressembler à un technicien nucléaire qui cherche à détecter une fuite. Et c'est dans cet accoutrement que tu as le privilège de défiler dans tout le salon pour accéder à ton fauteuil … Le "shampouinage" vigoureux, trèèès vigoureux (aïeuh) terminé, c'est dans le même costume de carnaval, mais avec, en plus, les cheveux mouillés et bien dressés sur la tête, que tu retraverses tout le salon dans l'autre sens pour te faire la coupe. Tu te sens super à l'aise, surtout avec les miroirs partout et l'éclairage bien blanc qui te renvoie une image de toi plus proche de Adam's Family que du catalogue "Vogue". La belle cape "sac poubelle", les cheveux mouillés hirsutes et la peau hyper-pâle dans cette lumière outrancière qui ne donne aucune chance au moindre petit bouton ou petite rougeur de passer inapercus.


- (en pensée : Je veux partiiiiir d'ici !)

 

-  Voilà votre vestiaire Madame, on vous a fait le tarif étudiant vu qu'il n'y avait pas de brushing.

-  Merci (en pensée : une compensation pour le moral… le tarif étudiant)

-  Au revoir, à bientôt

-  Oui (en pensée : ou pas…)



 

Par Gi
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus