Je pense que ça va me faire un bien fou… à défaut de pouvoir faire un don de neurones pour tous les cons de la terre.rouflaquette favori consiste à faire chier le monde. Une activité comme une autre, me direz-vous et qui pourrait quelquefois trouver grâce à mes yeux si elle ne se faisait pas de manière si lâche.
Je vous ai raconté l'autre
jour mes démêlés avec le voisinage sympathique ...
Voici une suite qui me laisse encore pantoise.
J'ai, au fond de mon jardin, une petite zone à compost. Et cela faisait un bout de temps que Jieffe me disait que le tas augmentait plus que nous ne l'alimentions. Comme il y a un petit parc privé derrière mon jardin, je supposais que ça venait de là. Je pensais prochainement aller en parler au propriétaire dudit parc afin de tirer cela gentiment au clair.
L'autre soir, Jieffe revient du jardin en me disant...
"Je crois que je sais qui dépose des branches sur ton tas de compost"...
Moi : Ah bon ? Qui donc ?
Jieffe : la vieille d'à côté !
Moi : Kouuuuuaaaahhhhh ?
Je sors, je l'observe. Elle coupe quelques branches, quelques feuilles... et se dirige, en effet, vers MON compost. A son
retour, je l'interpelle :
Moi : Vous jetez vos déchets dans mon jardin ?
Elle (avec une candeur désarmante et le hochement de tête d'un enfant pris en faute) : oui...
Moi : et pourquoi ?
Elle : C'est pas grand chose, et puis, ça va se tasser très vite !...
Moi : Mais ce n'est pas un compost public ici !!!!! Je n'aurais jamais l'idée de déposer mes branches dans votre jardin !
Elle : Bon, je ne le ferai plus... mais c'est pas grand chose...
Moi (ne trouvant rien à redire devant son naturel) : Merci !
Comme je vous le racontais dernièrement, on appelle la police pour les
mauvaises herbes devant la façade et d'un autre côté, on n'hésite pas à virer ses détritus chez moi.
Je crois comprendre son cheminement cérébral... Mon jardin est, disons, plus "sauvage" que le sien... et donc, elle se dit que ce n'est pas grave d'en rajouter une couche puisque, de toutes
façons, chez elle, ça fera "désordre"...
Je n'en reviens pas encore...
DECUE!!!
Je suis déçue...
Au départ, on a une bonne idée :
A l'instar de Christo, qui emballe et décore des sites naturels et des monuments,
une association développe l'idée de transfigurer les terrils de Charleroi,
l'espace de quelques semaines.
Je trouve l'idée géniale...
Le génie s'arrêtera à l'idée parce qu'au résultat,
pffffff, voyez plutôt ...
Tout d'abord, l'affiche :
Sans vouloir critiquer pour critiquer...
Cette affiche, elle ne donne pas envie d'être lue.

D'abord, elle est illisible... Le texte s'imbrique avec le fond... On ne comprend pas !
Ensuite... :
Pics : Qu'est ce que c'est "Pics" ?
Une première biennale de Land Art" : Qu'est ce que c'est "Land art" ?
Du 23 mai au 25 juillet 2008 : oui mais où ?
Quels terrils sont décorés ? D'où peut-on les voir ?
Ca, c'est juste pour la partie "promotion" de l'événement...
Là où ça coince vraiment, c'est dans la réalisation du projet.
5 terrils ont été "sélectionnés" pour servir de support à l'imagination
de 5 artistes belges et français.
Ces décors sont prévus pour être vus depuis les axes routiers.
Jusque là, de nouveau, je ne trouve rien à y redire dans l'absolu.
Sauf que :
Le premier terril
(C'est le "mien", celui que j'escalade depuis des années,
qui vient d'être vendu et qu'on y a mis des barrières...
et que ça me déchire les tripes...
que c'était MON bossu et que PERSONNE n'avait le droit
de me le prendre et de m'interdire d'y grimper !)
Bref, je m'égare, le premier terril pour cet événement "land art", c'est donc le
Terril des Hiercheuses à Marcinelle
thème de la déco : "capteurs hybrides"
Ce sont 150 plaquettes couleur vert pomme sur le flanc nu du terril.
Des espèces de feuilles représentant le cycle de vie :
naissance, croissance et décomposition.
De près, ça donne ça :
crédit photo : asbl rafale
Mais c'est interdit d'aller tout près, donc,
vu depuis la route, ça donne ça :
.
Et au téléobjectif, au mieux, ça donne ça :

En dehors du fait que, de loin, on ne distingue que des taches vertes bizarres... Il faut savoir que c'est visible surtout depuis un tronçon de sortie d'autoroute... S'il
n'y a pas d'accident à cet endroit, ça tiendra du miracle.
C'est d'autant plus dommage que l'artiste qui a conçu ce projet est exposé, pour d'autres oeuvres, au Musée des Beaux-Arts et franchement, j'adore ce qu'il fait.
Le deuxième terril, c'est
le Terril Bayemont à Marchienne
Je vous avais
proposé quelques clichés depuis ce terril ICI
Thème de la déco : "Entre ciel et terre"
Ce sont des lignes blanches
dessinées au sol et représentant les constellations visibles depuis Charleroi pendant l'été.
De près, ça donne des lignes blanches
Depuis les routes, c'est invisible car ce terril est plat et donc, le sommet est impossible à voir depuis le sol...
Depuis un hélico ou depuis un ulm, peut-être ça peut être sympa... Quel intérêt ?
Depuis le ciel, ça donne ça :

crédit photo : g.deviron@balloide-photo.com
Le troisième,
le terril des Hauchies, à Marcinelle
Thème de la déco : "En attendant la récolte"
Une toile de récolte triangulaire de 2500m² de couleur orange petant, déroulée depuis
le sommet jusqu'au pied du terril.
Bon, ici, on aime ou on n'aime pas...
Je n'ai rien d'autre à dire.
Perso, je trouve que c'est un peu "juste"...
Pas très impressionnant en somme.


Le quatrième,
le terril Sacré-Français à Lodelinsart
Thème de la déco : "Les veilleuses de Lodelinsart"
Des moutons, dans un enclos, équipés d'ampoules solaires autour du cou... La
nuit, on aperçoit les lumières se déplaçant.
Je ne suis pas sûre que les concepteurs accepteraient de passer plusieurs nuits avec une grosse ampoule lumineuse autour du cou. Pauvres bêtes ! (les moutons, bien sûr)
Anecdote : l'enclos a été vandalisé et les moutons se sont barrés partout dans les rues.
On n'a pas renouvelé l'expérience... Tant mieux pour les moutons !
(je me gausse, comme dirait Maître Cappello)
Le cinquième, (j'ai gardé le meilleur pour la fin),
le terril des Piges à Dampremy
Thème de la déco : "Terre nourricière"
Un sein rose de 300 kilos déposé par hélicoptère au sommet du terril...
Ce terril abrite une flore rare...
Y déposer un téton de 300 kilos condamne les plantes qui y poussent.
D'un point de vue écologique, c'est très très limite je trouve.
Dans le dossier de presse, on peut lire : "du passé nourricier, cette terre renaîtra".
A-t-on seulement pensé que plutôt que de faire "renaître", l'idéal serait de ne pas "condamner" dès le départ ?
En plus, il va sans dire que, comme les autres décorations, ce mamelon, vu du sol, ne ressemble à rien et n'évoque rien à personne.
Pour preuve :

A la limite, avec ce drapeau allemand...
Ca me fait juste penser à un jeu de mot débile...
"Un téton pour les Teutons"...
Et au téléobjectif... pas mieux :

Il y a quelques semaines, je signais la charte "Fier d'être Carolo" et je suis sincèrement convaincue qu'il y a un potentiel extraordinaire dans la région. Les terrils font partie de
ce potentiel. Ce sont des endroits magnifiques, où des plantes rares se sont installées, où une faune jusqu'alors inconnue dans nos régions a trouvé refuge. Des montagnes
artificielles au sol qu'on a cru longtemps stérile, aujourd'hui devenues des zones vertes d'un intérêt écologique important et au biotope extrêmement diversifié.
En écrivant cet article, je ne renonce pas à cette charte; au contraire.
Je suis juste déçue. Ce projet était génial et il a capoté en cours de route.
Les sites des artistes concernés :
dimitri.xenakis.free.fr
www.stephanvee.cjb.net
www.anniebrasseur.be
www.jpbrazs.com
je n'ai pas trouvé le site du dernier artiste. Il ne le reprennent pas dans le dossier de presse.
Je tiens à dire que ce sont, par ailleurs, des artistes de talent.
Ce festival faisant référence à Christo,
je vous propose deux clichés, histoire de permettre la comparaison.
Voici deux oeuvres de Christo : l'emballage du Pont-Neuf à Paris et
celui du Reichstag à Berlin.


Sans vouloir avoir ce genre d'oeuvre ici,
n'y avait-il pas moyen de faire mieux ?
- C'est pour une coupe…
- Bien, installez-vous, je vous apporte des modèles pour choisir la coupe.
- Ca ira, j'ai une photo de ce que je veux
- Je vous les apporte quand même, vous pourrez ainsi choisir
- Non merci, je vous dis que j'ai déjà la photo de ce que je veux.
Elle part, non sans m'avoir quand même apporté ces magazines (pugnace la dame !)…
Quelques minutes plus tard, une autre arrive.
- Bonjour ! Vous savez déjà quelle coupe vous voulez ?
- …….. oui ! Tenez, voici la photo…
- (air incrédule) Han… mais c'est très court !
- oui je sais.
- c'est ce que vous voulez ?
- oui ! (en pensée : non, j'ai imprimé la photo juste en souvenir pour garder dans mon portefeuille)
- Bien
Elle chipote mon crâne… longuement….
- vous les avez lavé quand ?….
- Euh… on est mardi…. C'était dimanche !
- (air consterné) ils graissent vite vos cheveux !?…
- c'est à cause de la cire capillaire (en pensée : Mais tu sais ce qu'ils te disent mes cheveux gras, pétasse ?)
Elle t'enfile la très fashion cape blanche qui te fait ressembler à un technicien nucléaire qui cherche à détecter une fuite. Et c'est dans cet accoutrement que tu as le privilège de défiler dans
tout le salon pour accéder à ton fauteuil … Le "shampouinage" vigoureux, trèèès vigoureux (aïeuh) terminé, c'est dans le même costume de carnaval, mais avec, en plus, les cheveux mouillés et bien
dressés sur la tête, que tu retraverses tout le salon dans l'autre sens pour te faire la coupe. Tu te sens super à l'aise, surtout avec les miroirs partout et l'éclairage bien blanc qui te
renvoie une image de toi plus proche de Adam's Family que du catalogue "Vogue". La belle cape "sac poubelle", les cheveux mouillés hirsutes et la peau hyper-pâle dans cette lumière outrancière
qui ne donne aucune chance au moindre petit bouton ou petite rougeur de passer inapercus.
- (en pensée : Je veux partiiiiir d'ici !)
- Voilà votre vestiaire Madame, on vous a fait le tarif étudiant vu qu'il n'y avait pas de brushing.
- Merci (en pensée : une compensation pour le moral… le tarif étudiant)
- Au revoir, à bientôt
- Oui (en pensée : ou pas…)
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