A ce moment, les cintres, toujours animés d’une volonté farouche de vous faire ch… et toujours dans le même esprit de camaraderie taquine,
profitent de votre moment de surprise pour se refaire une mêlée à rendre jalouse l’équipe du 15 de France dans son intégralité.
Ceci se termine généralement en pugilat et vous quittez la maison, laissant au sol, les cintres gisants et tout à coup devenus curieusement inertes.
Votre famille, hébétée envisage sérieusement de vous faire consulter un médecin qui vous prescrira du Prozac parce que vous êtes devenue définitivement invivable !
Donc, cet inventeur de cintre, qui a bien de la chance que son nom soit aujourd’hui passé aux oubliettes, doit-on vraiment le remercier ?
Il est à l’origine de blessures, d’accidents vasculaires, de scènes de ménage, voire de divorce, peut-être même que certains internements
ont dû être nécessaires. Et franchement, avec le trou de sécu, on s’en serait bien passé.
Ce monsieur n’a pas pensé aux conséquences et, sous des dehors de brave homme faisant mine d’aider les femmes, se cachait en réalité un misogyne sournois dont l’invention n’a vu le jour
que dans le but de nous compliquer la vie
J’aime beaucoup le cinéma. Pourtant, il n’est pas besoin de choisir un film gore Cet entracte est généralement trop court Et je ne vous parle pas Ensuite, dès l’apparition des premières lignes Je vous le disais,
Les fauteuils confortables,
l’écran géant,
le public,
l’atmosphère qui se dégage de la salle,
la lumière du projecteur,
l’obscurité,
l’odeur du produit à moquette,
l’ouvreuse.
Tout un décorum
qui donne au film
une dimension qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Ok, l’odeur du produit à moquette
est tout à fait facultative.
pour qu’une sortie cinéma se transforme très vite en cauchemar.
Tout commence par la file d’attente
et la sympathique ouvreuse derrière ses vitres pare-balles,
parfois aussi loquace et souriante
qu’un escargot autiste.
Vous vous installez ensuite confortablement
et la séance peut commencer.
Les problèmes surgissent souvent au milieu de la projection,
quand on est plongé dans une belle scène palpitante
et que l’image disparaît,
annonçant l’entracte.
Pourquoi un entracte au cinéma ?
TF1 et RTL suffisent pour avoir
des morceaux de film au milieu des pubs !
Bref, il faut bien vendre les sodas,
pop corn et autres glaces,
à prix prohibitifs bien sûr.
Et puis, c’est bien connu que l’être humain
est incapable de se retenir
d’aller soulager sa vessie pendant plus d’une heure !
pour pouvoir faire ses petits achats,
ses petits besoins,
boire son petit soda
et revenir avant la reprise de la projection.
Donc, pendant toute la seconde partie du film,
vous entendez le couinement de la porte d’entrée,
les gens qui entrent bruyamment,
passent devant l’écran,
s’asseyent et entament alors l’ouverture du paquet de chips
ou de pop corn.
Là, je voudrais faire une petite parenthèse
et demander aux fabricants
d’entamer une procédure de recherche
pour rendre la consommation de ces produits silencieuse.
Et je voudrais savoir si c’est par négligence,
bêtise ou bien juste pour m’emm….
qu’ils ont choisi les conditionnements en Cellophane
les plus bruyants du monde
pour la vente dans les cinémas.
Car il n’y a pas que la bande son
qu’on peut entendre en THX dolby surround !
Il y a aussi tous les emballages froissés,
les mastications bovines
et le dernier râle de la chips avant la déglutition.
Tout ça, dans le seul but mercantile
d’engraisser les finances
du propriétaire du complexe cinématographique.
A aucun moment ces gens n’ont pensé
qu’il existe du public venu pour voir un film…
dans de bonnes conditions.
Juste voir un film.
des sonneries de portables
suivies immédiatement
d’un "allo" aussi discret que délicat
et de conversations aussi intéressantes
qu’une conférence sur la reproduction des termites
en Corée du Sud les soirs de pleine lune.
du générique de fin,
tout le monde,
absolument tout le monde se lève,
se revêt et passe devant vous
qui essayez péniblement de savoir
qui donc a composé cette magnifique bande originale
ou qui était donc cet acteur dont vous ne souvenez plus du nom.
j’aime beaucoup le cinéma…
Mais j’ai l’impression qu’il ne me le rend pas beaucoup.
Je deviens donc très infidèle,
pour le plus grand plaisir des dévédéthèques…
Je me souviens d’un jour où j’ai accompagné ma mère pour l’achat d’un téléviseur. Nous sommes entrées dans ce grand magasin d’électroménager et nous avons été directement accueillies par un vendeur sympathique. Nous avons simplement demandé un téléviseur couleur, dans une certaine gamme de prix et il nous a proposé diverses marques et diverses grandeurs d’écran. Nous avons fait un choix, avons payé et sommes reparties avec un grand carton. L’opération n’a pas duré plus d’un quart d’heure.
Il y a quelques temps, mon téléviseur prenant de l’âge, j’envisageais d’en changer. La première démarche a été de désincarcérer la pile de publicités enfoncées dans l’orifice décidément trop étroit de ma boîte aux lettres. Certaines d’entre-elles, malheureusement en lambeaux parce que détrempées par les averses, sont hors d’usage.
Je repère finalement la publicité d’un magasin multimédia qui a l’avantage certain de proposer des crédits à 0%.
C’est là que le drame a commencé…
Le principe d’une publicité est d’encourager l’achat par des phrases incitantes. Donc, cette réclame, annonçait : « Plein feu sur nos offres ! ». Je sais déjà que je vais faire une bonne affaire ! Donc, une belle télé d’une marque connue en première page. Je regarde la description. « tv LCD stéréo-Nicam 16/9, virtual dolby surround, crystal clear, rés 1356x768p, luminosité 500 cd/m², contraste 1200 :1, temps de réaction 8ms, 2 prises scart, 2 connexions HDMI, télécommande, HD ready. »… Donc, il y a une télécommande…
Et tout le dépliant publicitaire est à l’avenant. Qu’on veuille acheter un téléviseur, une radio ou un téléphone, à moins d’avoir fait un doctorat es sciences et techniques modernes, vous ne pouvez qu’acheter à l’aveuglette.
Un téléphone au hasard : double écran couleur. (double ? pour quoi faire ?), écran int 65.000 couleurs, MMS, GPRS, WAP, JAVA, EDGE, lecteur MP3 et MPEG4, mémoire interne de 80 MB + slot carte transflash, port IR, bluetooth, tri-band, 99g. On ne précise pas que vous pouvez passer et recevoir des appels téléphoniques mais je suppose que c’est le cas. Je vous épargnerai les descriptions d’ordinateurs, ce sont eux qui détiennent la palme. Et je ne vous parle que des produits dont je connais l’existence…
A une époque où on nous conseille de comparer les produits, de faire des achats intelligents, de choisir en connaissance de cause, on nous fait croire qu’on nous informe alors qu’on nous plonge dans l’incompréhension la plus absolue.
C’est pareil quand vous avez une panne d’ordinateur ou de connexion internet. Il y a toujours un numéro vert gratuit que vous pouvez composer et qui est sensé vous dépanner à distance. En fait, ce numéro ne sert qu’à vous dire « on est bien désolé mais on ne peut rien pour vous, qu’il faut que vous appeliez l’autre numéro » Payant, bien sûr, l’autre numéro. L’interlocuteur que vous obtenez enfin sur ce numéro payant, après un quart d’heure de musique d’attente, essaie alors de vous venir en aide. Il vous pose mille questions auxquelles vous ne pouvez évidemment pas répondre puisque vous ne les comprenez pas. Une demi-heure plus tard, vous êtes toujours sans connexion, vous pensez à la facture du téléphone, vous devenez irritable et votre interlocuteur ne manque pas de vous signaler qu’il essaie de vous aider et que vous n’y mettez pas de bonne volonté. On finit par vous proposer le déplacement d’un technicien qui viendra, mercredi en huit, entre 8h et 16h. Interdiction donc de sortir ce jour-là. Si vous mettez le nez dehors un quart d’heure, c’est ce moment qu’il choisira pour venir chez vous et si vous restez cloîtré fébrilement dans vos murs pour ne pas le manquer, il arrivera en fin de journée.
Je veux juste acheter un téléviseur, pas trop petit, pas trop grand, avec une belle image et une télécommande. Et si j’achète un téléphone, je me fous éperdument qu’il me donne les cours de la bourse, les dates des grandes marées d’équinoxe ou les phases de la lune.
L’autre jour, dans la rue, j’ai cru que quelqu’un me posait une question ; il parlait simplement dans son microscopique main-libre greffé à l’oreille…
Peut-être qu’un jour, le téléphone sera directement intégré dans l’oreille par injection. On ne pourra plus prétendre l’avoir oublié à la maison.
Dommage que les choses simples disparaissent de notre horizon. Le progrès avance à juste titre, j’en conviens mais avec une frénésie telle qu’il devient impossible au non initié de suivre le train… encore moins de le prendre en route.
Si Edith nous a chanté qu’elle appréciait
se laisser emporter par la foule,
pour moi, la folle farandole,
c’est moins une partie de franche rigolade
qu’une source de stress.
Il existe autant de foules différentes que de recettes de spaghetti.
Selon l’endroit où elle naît,
ses membres adoptent un comportement différent.
Je pourrais citer la foule des supermarchés le samedi,
la foule dans les transports en commun,
la foule dans les grosses artères commerçantes
ou encore la foule lors de concerts
et autres manifestations publiques.
Dans la rue, la foule est surtout mouvante,
mais hélas, elle ne se meut jamais dans le même sens que vous ;
vous êtes toujours à contre courant.
Les bousculades se succèdent et,
au bout de quelques minutes,
ces collisions qui vous font chaque fois faire un demi-tour sur vous-même,
finissent par vous orienter dans la mauvaise direction
sans que vous vous en rendiez compte puisque la foule est si dense
qu’il vous est impossible de visualiser un point de repère.
Il semblerait que tous ces gens sont animés d’une urgence
que rien ni personne ne peut soulager.
Ils sont pressés et ignorent les mots « désolé », « pardon »,…
Je pense qu’ils n’ont même pas conscience
de vous avoir fracassé la clavicule…
Dans les supermarchés, la foule est dense, compacte.
Chacun semble ignorer la présence des autres.
Ce qui provoque immanquablement des embouteillages
et des pertes de temps qu’une simple idée,
même vague,
de civilité pourrait résoudre sans problème.
Ca peut paraître simpliste à priori
mais si chacun pouvait prendre conscience
qu’il y a d’autres clients dans ce magasin,
la circulation se fluidifierait sans doute.
Dans les transports en commun, aux heures de pointe,
la foule est compacte et immobile.
Le calvaire est en relation directe avec l’immobilité de la foule.
Je ne suis pas bien haute, la nature l’a ainsi décidé,
c’est-à-dire que mon sens olfactif se situe à peu de choses près,
et dans le meilleur des cas, au niveau des épaules des autres passagers.
Et si, comme je vous le disais plus haut,
le calvaire est inhérent à l’immobilité des personnes,
il est aussi en rapport direct avec la mobilité du véhicule…
cette mobilité qui oblige les passagers à lever les bras
afin de se cramponner à la main-courante.
Personnellement, ce qui me fait vaciller
n’est pas le mouvement du véhicule
mais bien les effluves acides de mes plus proches voisins de nez,
j’ai nommé, les aisselles humides de tous ces inconnus.
Encore, les matins d’hiver…
mais les après-midi de canicule !
Tiens, en parlant de main-courante,
il y en a une autre qui sévit dans ces endroits confinés
et où la promiscuité permet à ces messieurs,
en toute impunité,
les yeux innocents levés vers le plafond du bus ou du train,
de tâter honteusement les parties charnues des anatomies des dames.
Pour peu qu’on n’ait pas le sens du scandale et de l’esclandre,
on subit ces assauts avec stoïcisme
et on se contente lâchement de déverser toute sa rancœur
dans des billets d’humeur.
Lors des concerts, la foule est… dangereuse.
Elle est transcendée par les watts déployés
et elle est, curieusement,
extrêmement mobile tout en restant sur place !
Avant le spectacle, la foule cherche fébrilement les meilleures places ;
c’est l’heure des bousculades et,
comme un chien qui fait dix fois le tour de son panier en osier,
le fan se fabrique son petit nid, d’où il pense être dans le meilleur angle de vue.
Il est arrivé très tôt,
avec son sac à dos gonflé de l’intégralité des armoires de sa chambre d’étudiant.
(Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien transporter dans ces sacs à dos ?
Une tondeuse à gazon, une scie sauteuse ?)
Bref, il s’assied donc, en position de lotus,
en attendant les premiers accords de son groupe préféré.
Vous arrivez, choisissez une place…
évidemment derrière ce fan assis.
Vous ignorez alors que ce jeune homme a dû être nourri au lait transgénique.
Dès l’annonce de l’arrivée du groupe tant attendu,
vous vous rendez compte de la grossière erreur que vous venez de commettre !
Ce jeune homme assis est en fait le fils naturel
d’une femelle yéti et du Colosse de Rhodes !
Du haut de vos
vous commencez déjà à regretter le prix du ticket.
Le concert débute et la foule,
tout en restant au même endroit, commence à s’animer…
gentiment au début.
Le but du jeu consistera à ce moment-là à vous mouvoir à contre temps.
C’est-à-dire que votre mouvement devra être exactement inverse
de celui de votre voisin de devant.
Vous pourrez ainsi profiter un peu du spectacle.
Mais au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent,
le rythme des spectateurs se fait de plus en plus fébrile.
Votre plus grande crainte est cette propension
qu’ont les spectateurs de concert à,
comment dit-on ? « Pogoter » ?
Dès qu’ils commencent à sauter sur place,
vous pensez immanquablement que vous auriez été bien inspirée
de sortir vos chaussures de sécurité aux bouts en acier renforcé
au lieu de profiter des derniers beaux jours de l’été
pour mettre ces jolies tongs…
C’est à partir de cet instant précis que vous oubliez complètement
que vous êtes venue voir un concert
et que toute votre concentration se mobilise
pour éviter les « retombées » douloureuses de vos voisins endiablés.
Il faut aussi prendre en compte les fans retardataires,
qui n’envisagent à aucun moment de rester derrière
et qui, petit à petit, sournoisement,
s’insinuent jusqu’à se retrouver pratiquement sur la scène.
Il y a aussi les assoiffés chroniques,
qui passent et repassent avec des plateaux de bières
qu’évidemment ils épanchent sur votre nouveau tee-shirt,
bousculés qu’ils sont par les gestes tribaux et frénétiques de la salle en délire.
Je terminerai par la foule qui se presse devant le stand
du marchand de poulets rôtis,
le dimanche au marché.
Cette foule-là est une foule affamée.
Elle a arpenté les allées maraîchères pendant des heures,
portant à bout de bras divers sachets
de fruits, légumes, vêtements, charcuteries, plantes vertes,
bouquets de fleurs et autres objets divers et,
avant le retour au foyer,
se dit qu’elle a encore un doigt de libre pour porter un sac de poulet.
Il est environ treize heures
et les estomacs entrent en rébellion.
Dans ce cas de figure,
le cerveau ne prend plus aucune responsabilité
dans l’attitude de cette foule qui devient,
au sens étymologique du terme, des gastéropodes ;
c’est-à-dire, gastéro pour estomac
et pode pour pieds… des estomacs sur pattes !!!
Pour eux, rien ne compte, si ce n’est s’insinuer,
même pas discrètement, devant les autres clients,
pour être servi le plus vite possible.
Et, bien évidemment, ces brutes épaisses achètent
de quoi nourrir tout leur quartier surpeuplé,
choisissant à coup sûr Le Poulet sur lequel vous aviez jeté votre dévolu.
Avec un peu de chance, quand vient enfin votre tour,
il ne reste plus que deux volailles atrophiées
et probablement, de leur vivant, anorexiques…
Ne m’accusez pas de misanthropie
et ne pensez pas que je déteste mes congénères car,
séparément,
en d’autres circonstances,
j’aime beaucoup les gens…
mais dès qu’ils se rassemblent,
allez savoir pourquoi, j’ai peur…
Je me souviens… Comme tu étais beau Dedans Je me souviens… Comme ta conversation était savoureuse Je me souviens… Comme nous riions Comme tu me faisais rire Comme je te faisais rire
Je me souviens… De tes larmes De tes détresses De tes drames De tes enthousiasmes De tes éclats de rire Je me souviens... Que tu tombais en amour puis, d'amour puits d'amour puis par amour Je me souviens… Que tu me manques Que je t’en veux Que je m’en veux.
Dehors
Jieffe&Pimousse
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